Pape Léon XIV: « une obéissance à Dieu qui n’est pas un acte de soumission qui nous opprime ou nous prive de notre liberté»

Pape Léon XIV: « une obéissance à Dieu qui n’est pas un acte de soumission qui nous opprime ou nous prive de notre liberté»

Dans son homélie prononcée à la cathédrale de Bamenda (Cameroun anglophone), le pape est revenu sur plusieurs aspects, notamment sur ceux qui sont relatifs à la foi et au message chrétien.

Retrouver la liberté intérieure

Pour le pape, l’obéissance à Dieu «n’est pas un acte de soumission qui nous opprime ou nous prive de notre liberté», car «elle nous rend libres». En effet, «elle signifie Lui confier notre vie et laisser sa Parole inspirer notre façon de penser et d’agir». «Celui qui obéit à Dieu avant d’obéir aux hommes ou à la pensée humaine et terrestre retrouve sa liberté intérieure, parvient à découvrir la valeur du bien et à ne pas se résigner au mal, redécouvre le chemin de la vie, devient artisan de paix et de fraternité».

Pour une saine inculturation: de suivre ces courants qui mélangent foi catholique avec d’autres croyances et traditions de type ésotérique ou gnostique» 

Le pape a aussi abordé la question de l’inculturation, que l’on peut résumer comme cette démarche d’adaptation de la foi aux différentes cultures. Il y a des pièges à éviter pour le pape.

Certes, «les manifestations festives qui accompagnent vos liturgies et la joie qui jaillit de la prière que vous élevezsont le signe de votre abandon confiant, de votre espérance inébranlable, de votre attachement, par toutes vos forces, à l’amour du Père qui se fait proche et regarde avec compassion les souffrances de ses enfants». Mais concernant «l’inculturation de l’Évangile», qui doit être encouragée, le pape a demandé de «veiller attentivement, y compris sur notre propre religiosité, afin de ne pas tomber dans le piège de suivre ces courants qui mélangent foi catholique avec d’autres croyances et traditions de type ésotérique ou gnostique», lesquelles «ont souvent des finalités politiques et économiques. Seul Dieu libère, seule sa Parole ouvre des chemins de liberté, seul son Esprit fait de nous des personnes nouvelles capables de changer ce pays». L’inculturation n’est pas une fin en soi, et elle doit se vivre et se pratiquer sous le regard de la foi.

De nombreux défis à relever

Le pape a aussi abordé les questions politiques et sociales. Les défis sont variés, comme les «formes de pauvreté qui touchent encore actuellement un très grand nombre de personnes dans le contexte d’une crise alimentaire en cours», la «corruption morale, sociale et politique, liée surtout à la gestion des richesses qui empêche le développement des institutions et des structures» et les «graves problèmes» qui «touchent les systèmes éducatif et sanitaire» et «la grande migration vers l’étranger, en particulier des jeunes».

Le pape a lancé un vibrant appel à transformer l’histoire du pays:

C’est le moment de changer, de transformer l’histoire de ce pays. Aujourd’hui et non demain, maintenant et non dans le futur, le moment est venu de reconstruire, de composer à nouveau la mosaïque de l’unité en réunissant les diversités et les richesses du pays et du continent, d’édifier une société où règnent la paix et la réconciliation

Source: Vatican News

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