« Les soins palliatifs parlons-en ! » Les problèmes que posent la campagne officielle

« Les soins palliatifs parlons-en ! » Les problèmes que posent la campagne officielle

L’Association pour l’Accompagnement et le développement des Soins Palliatifs (ASP Fondatrice) s’interroge sur la campagne « La fin de vie, et si on en parlait ?» lancée en février (cf. Campagne fin de vie : “Et si on en parlait” ?) par le ministère de la Santé et le Centre National des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV).

 

Cette association regroupant des acteurs de soins palliatifs regrette que la campagne nationale d’information sur les soins palliatifs, attendue depuis 1999 et prévue par plan national 2015-2018 sur les soins palliatifs s’intitule « la fin de vie parlons-en ! ». « Nous aurions aimé, comme c’était prévu dans le plan, qu’il y ait une campagne nationale signée du ministère de la santé sur ‘les soins palliatifs : parlons-en’ », déclare l’association.

 

L’ASP Fondatrice rappelle qu’en France « seules 20% des personnes qui ont besoin des soins palliatifs en bénéficient », et « deux tiers des personnes ignorent ce que sont les soins palliatifs ». Dans ces conditions comment écrire des directives anticipées ou nommer une personne de confiance ? « Il eut peut-être été nécessaire de faire connaitre les droits existants en termes d’accès aux soins palliatifs et d’accompagnement, les possibilités de refus de traitements et l’obligation des médecins de s’abstenir de tout obstination déraisonnable ».

 

Par ailleurs, les acteurs de soins palliatifs « luttent pour élargir la représentation des soins palliatifs des seuls soins de fin de vie à une approche de soins globale et ce dès l’annonce d’une maladie à pronostic vital ». Or l’ASP Fondatrice remarque que les choix graphiques et typographiques concernant le logo du nouveau CNSPFV prennent un tout autre parti, mettant en avant la fin de vie et non plus les soins palliatifs. « De là à nommer ce centre ‘Centre nationale de la fin de vie et des soins de conservation’ », il n’y a qu’un pas, dénonce l’association.

 

 Source Généthique

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