Dialoguer, mais sans oublier l’annonce du Christ: trois Dicastères romains publient conjointement un document à l’occasion du soixantième anniversaire du dialogue interreligieux

Dialoguer, mais sans oublier l’annonce du Christ: trois Dicastères romains publient conjointement un document à l’occasion du soixantième anniversaire du dialogue interreligieux

À l’occasion des soixante ans de dialogue et de fraternité interreligieuse, Rome a publié un document «à la lumière de la Déclaration conciliaire Nostra aetate », qui fait le point sur la question du dialogue interreligieux, citant notamment les textes magistériels des derniers papes, de Paul VI à Léon XIV. En effet, trois Dicastères romains – le Dicastère pour la foi, le Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens et le Dicastère pour le dialogue interreligieux – ont pour la première fois publié conjointement un texte qui fait le point sur cet aspect de la vie de l’Église. Le texte rappelle aussi la spécificité du dialogue avec les Juifs.

Le rappel de l’évangélisation

Sur la question de l’articulation entre le dialogue et l’évangélisation, le document rappelle la nécessité de ce premier – mais en prenant soin de souligner qu’il « fait partie de la mission évangélisatrice de l’Église », citant à cet égard l’encyclique Redemptoris Missio de Jean-Paul II -, tout en rappelant «l’exigence de fidélité à Jésus-Christ, « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6)»  et l’obligation, pour le dialogue, d’«éviter le relativisme et le syncrétisme».

Dans la ligne du Concile Vatican II, ces textes articulent deux exigences indissociables, dont la pertinence demeure d’actualité. À ceux qui seraient tentés d’insister exclusivement sur l’obligation d’annoncer le Christ, on rappelle que la Déclaration Nostraaetate inclut la nécessité du dialogue avec les autres traditions religieuses, étant donné que celui-ci « fait partie de la mission évangélisatrice de l’Église ». À ceux, en revanche, qui ont tendance à relativiser leur identité, cette même Déclaration réaffirme l’exigence de fidélité à Jésus-Christ, « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6). Le dialogue présuppose donc une conscience claire de sa propre identité religieuse et culturelle, ainsi qu’une véritable ouverture à l’altérité, condition indispensable à la coexistence au sein de sociétés pluralistes. Il doit être exempt de toute ambiguïté, éviter le relativisme et le syncrétisme dans le respect de l’identité de chacun et dans l’engagement en faveur d’un dialogue plus fécond.

Pour lire le texte, on peut aller sur cette page.

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