Mgr Luigi Roberto Cona, nommé Nonce apostolique en Syrie, a donné un un entretien à Vatican News. Il y revient sur son expérience passée au Proche-Orient. Entré au service diplomatique du Saint-Siège en 2003, Mgr Cona avait exercé ses fonctions au Panama, au Portugal, au Cameroun, au Maroc, en Jordanie, en Turquie, mais aussi sein des affaires générales de la Secrétairerie d’État dans laquelle il a été le numéro deux. Mgr Luigi Roberto Cona est né en 1965.
Parlez-nous un peu plus de cette expérience en Jordanie. Au cours de ces années, qu’est-ce qui vous a le plus marqué comme un don reçu de ces peuples du Moyen-Orient?
Pour moi, cela a été une expérience vraiment enrichissante, en tant que prêtre, et surtout, en tant que chrétien, car je suis arrivé en Jordanie au début de la guerre contre Daech et, au cours des trois années que j’y ai passées, avec l’aide de diverses institutions humanitaires et aussi de certaines ambassades accréditées en Jordanie. Ainsi que, de manière particulière, de la Conférence épiscopale italienne, nous avons pu accueillir environ dix mille réfugiés irakiens qui fuyaient Mossoul.
Ils venaient en Jordanie en quête d’un refuge, malheureusement dans l’attente d’une nouvelle destination. En effet, tous ces gens sont partis en Europe et la plupart en Amérique, aux États-Unis et au Canada, ainsi qu’en Australie. Ce fut une expérience merveilleuse, car on voyait comment ces chrétiens, qui avaient été témoins de tant d’horreurs, avaient préféré tout quitter plutôt que d’abandonner leur foi en Christ. J’ai donc considéré qu’il était de mon devoir de les assister, de les aider, en essayant de subvenir à tous leurs besoins. Cela m’a énormément enrichi sur le plan humain, en voyant, justement, en constatant de mes propres yeux ce que signifiait tout quitter par amour pour le Christ. C’était vraiment quelque chose de magnifique.
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