Léon XIV aux évêques de France: « le moment est venu pour beaucoup dans notre société qui attendent d’entendre le message d’espérance de l’Évangile et de voir briller devant leurs yeux la lumière du Christ ressuscité »

Léon XIV aux évêques de France: « le moment est venu pour beaucoup dans notre société qui attendent d’entendre le message d’espérance de l’Évangile et de voir briller devant leurs yeux la lumière du Christ ressuscité »

Le pape Léon XIV, qui était à Lourdes, s’est exprimé devant les évêques de France, juste avant de célébrer la messe.

Le pape a abordé plusieurs questions : la famille, la jeunesse, les abus dans l’Église, mais aussi l’unité – qui n’est pas l’uniformité – et qui se vit autour du successeur de Pierre, ainsi que la place du sacerdoce et crise des vocations.

On citera quelques extraits significatifs :

Vous vivez actuellement sous un régime de laïcité bien particulier, issu d’une histoire mouvementée, aujourd’hui apaisée, mais qui doit permettre à l’Église d’accomplir sa mission. Que l’équilibre laborieusement obtenu soit peu à peu remis en cause, comme cela se produit ailleurs dans le monde occidental, ne doit pas vous résigner. Je vous invite à faire preuve de vigilance pour défendre la liberté et les droits de l’Église à évangéliser, à éduquer à la vraie liberté et à pratiquer publiquement le culte, afin que, de manière visible, la charité puisse être exercée au nom de Jésus-Christ.

(…)

Je crois que le moment est venu pour beaucoup dans notre société qui attendent d’entendre le message d’espérance de l’Évangile et de voir briller devant leurs yeux la lumière du Christ ressuscité. Le message de paix qui trouve sa source en Jésus est d’autant plus nécessaire lorsque, en France comme ailleurs en Occident, nous constatons une polarisation préoccupante, un déclin de la fraternité, de la cordialité et de la qualité de la vie sociale, ainsi qu’une recrudescence de la violence, des inégalités et de la pauvreté. Face à de tels défis, la fausse promesse d’un monde où Dieu est absent, relégué à la sphère privée, et où l’aide de sa grâce est jugée inutile pour « bâtir la Cité » a cédé la place à la désillusion et au désarroi. Pourtant, Jésus a clairement averti ses disciples : “Sans moi, vous ne pouvez rien faire.”

(…)

À ces enjeux, défi qui peut susciter une certaine inquiétude pour l’avenir : celui de l’unité. À cet égard, permettez-moi de rappeler combien il est essentiel que les disciples de Jésus se retrouvent dans la charité comme Il l’a demandé à son Père : « Qu’ils soient Un pour que le monde croie que Tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). L’Église en France est un petit troupeau qui doit rassembler ses forces pour la mission. Les divisions idéologiques rendraient vain son témoignage. Il y a toujours eu des tensions dans l’histoire de l’Église mais, quand elles se manifestent, c’est alors que nous pouvons apprécier mieux encore le don de l’unité. Celle-ci n’est pas une plate uniformité mais permet que toute sensibilité authentiquement catholique converge naturellement dans une profession de foi commune, moyennant l’obéissance aux pasteurs légitimes, et en particulier au Successeur de Pierre, « principe et fondement perpétuels et visibles d’unité de la foi et de communion » (LG, n. 18). Il s’agit d’une unité dynamique qui se nourrit de la Tradition de l’Église – des Pères jusqu’au Concile Vatican II -, et du Magistère.

On peut lire l’ensemble de cette allocution sur ce lien.

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